La plupart des gens ne voient que la partie touristique de Cuba : les belles plages, les plongées, le vieux Havane et ses magnifiques bâtiments coloniaux, les cigares, le rhum et ses cocktails dérivés, la salsa, etc

Tout est d’ailleurs bien organisé pour que le touriste ne voit que la partie présentable, qu’il séjourne dans des lieux autorisés et dépense un maximum d’argent (en surpayant tous les services et marchandises).

Je suis resté à Cuba un peu plus longtemps qu’un touriste classique (2 mois) et ai pu découvrir une partie de la face cachée de ce pays. Grâce à la famille cubaine qui m’hébergeait, grâce à un ami suisse qui vit là-bas en partie, et grâce à mes propres aventures et discussions.

Comme vous allez le lire, la réalité cache bien des surprises … choquantes.

Voici ci-dessous 22 faits choquants que j’ai vu, entendu, ou vécu à Cuba.

Je relate les choses telles que je les ai constatées, sans jugement, bien que ce pays soit rentré en violente confrontation avec certaines de mes valeurs (arnaques, prostitution, discrimination envers les étrangers, pas de méritocratie). La majorité du peuple cubain affronte la situation difficile de ce pays (mais pas forcément plus difficile que d’autres pays) dignement. Ce n’est pas le cas des Cubains qui chassent l’argent des étrangers et auxquels ceux-ci sont beaucoup confrontés.

En fin d’article, je vous explique comment profiter au mieux de votre séjour touristique à Cuba.

22 faits choquants et autres arnaques à Cuba

1 – Le salaire de base d’un Cubain est de 25 euros / mois

Cela, vous le savez peut-être déjà… Je mets cette donnée en premier car elle explique en partie certains des faits choquants plus bas. 25 euros / mois est le salaire de base pour beaucoup de jobs, les diplômés (chirurgiens, avocats, etc) gagnant quand même un peu plus.

L’apparition du tourisme il y a 15 ans a complètement distordu les valeurs de méritocratie puisque ceux qui gagnent le plus sont ceux qui sont en contact avec des touristes (chauffeurs de taxi, restaurants pour touristes, casas particulares, etc). Et ceux-ci gagnent bien plus que les 25 euros/mois qui sont la norme dans le pays.

Par ailleurs, pour vivre décemment, il faut quand même environ 200 euros/mois à Cuba…

Cette différence fait que tout le monde cherche de l’argent, partout, tout le temps. L’étranger de passage est ainsi souvent sollicité. Et c’est difficile de toujours dire non. Le séjour peut donc revenir cher.

En contrepartie de ces salaires plafonnés, il faut aussi savoir que le gouvernement donne à chaque famille un logement, que la santé est gratuite (l’hôpital et le médecin, pas les médicaments), l’éducation aussi, et qu’un carnet de nourriture est distribué gratuitement aussi, mais il ne suffit pas.

2 – Les Cubains ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont

Cela peut paraître un peu provocateur de dire cela, étant donné ce qui est expliqué plus haut. Mais cela vient de la bouche d’une Cubaine elle-même.

En effet, elle m’explique que tous les Cubains pensent que c’est mieux ailleurs, quel que soit le pays. A l’étranger, tout le monde vit mieux, d’après eux.

Mais si ceux qui n’ont pas beaucoup de diplômes quittaient le pays par exemple, ils ne se rendent pas compte qu’ils auraient beaucoup de mal à joindre les deux bouts, travaillant (souvent davantage qu’à Cuba!) simplement pour … survivre : payer le logement, les factures, leur santé et l’éducation de leurs enfants, choses qu’ils ont gratuitement à Cuba, et tout ça avec un climat, un cadre de vie, qui serait sans doute moins agréable qu’à Cuba…

Les Cubains ont une grande ignorance de ce qu’il se passe à l’extérieur (c’est normal, vu la censure du gouvernement). Et si on leur explique que tout le monde ne vit pas forcément très bien en Occident, que les touristes qu’ils voient sont seulement ceux qui ont le plus d’argent, et qu’ils dépensent bien plus que la normale (vu qu’ils sont en vacances pour profiter), ils ne le croient tout simplement pas.

3 – Les pommes de terre sont interdites de vente sur les marchés

Il y a un certain nombre de produits qui ne se vendent qu’aux hôtels, à destination des touristes. Les langoustes en font par exemple partie (vous pourrez les déguster dans les restaurants touristiques pour 7 euros, mais elles se vendent au marché noir sinon, environ 1 euro la langouste pour info).

C’est aussi le cas des pommes de terre… Interdites officiellement à la vente! Je n’ai jamais compris pourquoi (les langoustes, pourquoi pas, c’est assez rare, mais les pommes de terre, denrée de base!!). Toujours est-il qu’elles n’étaient pas disponibles sur les étales des marchés à l’opposé des concombres, carottes, oignons, ananas ou mangues. Les patates, c’est seulement « sous le manteau ».

4 – Les fruits sont bourrés de produits chimiques pour les faire mûrir plus vite

Les fruits sont globalement délicieux sur l’île de Cuba (surtout les mangues!). Pendant la saison de récolte…

En dehors de la saison normal de récolte, méfiez-vous! Car certains personnes peu scrupuleuses injectent des produits chimiques, dangereux pour la santé (il n’y a aucune norme ou réglementation), pour faire mûrir des fruits et les vendre. C’est interdit, mais ça se fait et c’est un vrai problème pour les Cubains également.

Allez dans des marchés fréquentés par des gens aisés (diplomates, etc) est un gage de produits naturels car des contrôles sont effectués plus fréquemment. Hé oui, ne croyez pas que dans un pays « communiste » les gens sont égaux… Les riches sont aussi privilégiés… C’est juste que la richesse se créée par la politique, le copinage, et non par le travail, le mérite ou la prise de risques.

5 – Les supermarchés ressemblent à ceux de l’Union Soviétique des années 60

En parlant de faire ses courses à Cuba, quelle ne fut pas ma surprise en allant pour la première fois dans un supermarché… Cela correspondait tout à fait à l’idée que je me faisais des magasins de l’Union Soviétique des années 60 :

  • Pas plus d’une quinzaine de produits différents disponibles, variables en fonction des achats qui viennent d’être effectués par le gouvernement.
  • Des denrées de base manquantes : quand j’y étais, il n’y a pas eu d’eau en bouteille pendant 2 semaines par exemple !
  • Des rayons entiers remplis de produits « accessoires » pour ne pas dire superflus (mais que le gouvernement venait d’acheter), comme des pots de mayonnaise, ou des Pringles.
  • Des prix chers pour des Cubains ! Par contre, les cigarettes et l’alcool (rhum) sont bon marché : moins de 4€ la bouteille de rhum Havana Club et 1€ le paquet de cigarettes.

6 – Une Peugeot se vend à plus de 200 000 euros

L’importation de voitures est interdite. C’est pourquoi il y a tant de vieilles Buicks et Chevrolets des années 50 encore en service (ce qui donne du charme à La Havane) et que le trafic est peu dense.

Les rares marques de voitures modernes autorisées (dont Peugeot) se vendent avec des taxes à l’importation gigantesque, et sont de ce fait réservées aux diplomates et hauts dirigeants.

Ainsi, une 208 à 20 000 euros voit son prix multiplié par plus de 10 (la différence va dans la poche du gouvernement).

arnaque cuba
La Havane, un vrai musée à ciel ouvert de vieilles voitures…

7 – C’est l’anniversaire de tout le monde tous les jours à Cuba

Si un Cubain ou une Cubaine vous aborde dans la rue sans que vous n’ayez rien demandé, vous pouvez être sûr à 100% que c’est pour vous soutirer de l’argent d’une quelconque manière (vente au noir, commission sur un service, taxi, mendicité après avoir raconté une histoire inventée, etc)

Lorsque le rabatteur voit que vous n’allez pas mordre à l’hameçon de ce qu’il veut vous vendre (des cigares, une entrée dans un restaurant ou une boite de nuit, une nuit avec une fille, etc), il sort sa dernière arme et vous dit : « hey aujourd’hui, c’est mon anniversaire..! tu me paies une bière pour mon anniversaire stp? »

Ultime tentative de soutirer quelque chose de sa rencontre avec vous.

8 – La police, c’est un peu « les gendarmes de St-Tropez »

J’ai eu l’occasion de passer une nuit dans un commissariat de La Havane. C’était pénible, mais intéressant, en quelque sorte. Voici l’histoire.

Je me suis fait voler mon portable (par de « sympathiques » amigos sur la Malecon, promenade du bord de mer de La Havane)… Je suis donc ensuite allé à la police pour la déclaration.

Tout a pris une éternité, j’y suis resté 6h, de 4h du matin à 10 h du matin, avec une forte envie de dormir (normal à cette heure) sans qu’il me soit donné une seule goutte d’eau. La double peine…

J’avais l’impression que c’était moi le délinquant, on m’a posé plusieurs fois les mêmes questions, parfois les policiers prenaient des notes, parfois non, on m’a même fait faire des tests de sobriété dans un hôpital à côté, j’ai été trimballé de services en services.

On m’a emmené en voiture pour identifier le lieu du vol. Par contre, ils ne m’ont même pas raccompagné chez moi en voiture…

Tout ça pour rien, car le portable n’a jamais été retrouvé et les jeunes jamais inquiétés… Et j’ai dû perdre encore plus de temps en retournant au poste pour demander un document officiel pour l’assurance (qu’on m’a donné au bout de 3 fois)

Bref, tout ça pour dire que j’ai vu les entrailles d’un commissariat, et ça m’a fait penser au film des années 60 « les gendarmes de St-Tropez » :

  • des machines à écrire qui font un bruit d’enfer

  • des vieilles Ladas qui mettent 5 minutes à démarrer

  • une vétusté globale de plus de 50 ans en arrière

9 – Les Cubains qui ne profitent pas des étrangers sont difficiles d’accès

En tant qu’étranger, vous allez être beaucoup confronté aux Cubains qui essaient de profiter des touristes, et très peu aux Cubains besogneux, qui sont discrets, travaillent ou étudient beaucoup, et n’ont donc pas le temps de chasser le touriste.

10 – Les Cubains ont des « points » pour importer des choses de l’étranger

Les Cubains reçoivent 1000 points par an pour l’importation de produits. Si certains ont la chance de se faire payer un voyage, au Panama par exemple, par un étranger, alors ils peuvent utiliser leurs points pour importer des réfrigérateurs, des cafetières, des groupes électrogènes, etc, toujours avec l’argent de l’étranger bien entendu.

11 – Chaque famille cubaine reçoit un carnet mensuel de nourriture

C’est le principe des tickets de rationnement. Chaque famille a droit à un quota mensuel de denrées de base (riz, sucre, etc) en fonction du nombre de membres dans la famille.

12 – Il y a deux monnaies à Cuba

La monnaie utilisée tous les jours par les Cubains : le peso cubano.

La monnaie convertible, pour les touristes et certains services : le CUC (=1 euro plus ou moins)

1 CUC = 25 pesos cubanos.

Tout cela pour bien séparer les deux mondes.

13 – Les touristes paient 30 fois plus cher que les locaux

Quand je vous disais que tout est organisé pour que le touriste dépense un maximum d’argent… : les prix touristiques sont alignés plus ou moins sur les prix en Occident, alors que tout coûte beaucoup moins cher ici!!

Quelques exemples :

  • Un jus de fruits frais dans un hôtel : 3,5 euros. Dans la rue : 3 pesos cubanos, soit 30 fois moins.
  • Une course en taxi : 5 euros (négociable). Une maquina : 10 pesos cubanos soit 12,5 fois moins.
  • Une nuit dans une casa particular (chambre d’hôte chez l’habitant) : 30 euros. Une nuit pour un voyageur cubain : 1 euro.
  • Une coupe homme chez le coiffeur d’un hôtel : 7 euros. Dans les salons pour cubains : 20 pesos cubanos (9 fois moins).

Cuba est une GIGANTESQUE ARNAQUE A TOURISTES à l’échelle d’un pays. J’appelle cela une arnaque quand les prix ne correspondent pas au niveau de vie local (et souvent pas au service médiocre non plus).

Une arnaque organisée par le gouvernement, qui est derrière beaucoup de prix élevés à cause de la perception de taxes. Et une arnaque organisée par certains Cubains, qui voient le touriste comme un sac de billets.

Lorsque j’étais en Bolivie, où le coût de la vie est très bas aussi, je payais moins de 5 euros les chambres. Et les prix « touristiques » étaient peut-être 3 à 4 fois plus chers que le reste, mais pas 10 à 30 fois!

14 – Les profs de plongée chassent les poissons

Dans les autres pays où j’ai pratiqué la plongée, les guides de palanquée et instructeurs de plongée étaient des personnes (souvent les seules) qui respectaient la nature, et en particulier toute la vie sous-marine, étant donné que c’est leur « gagne-pain ». Je pense aussi qu’ils sont sensibilisés à cela par leur choix de carrière. C’étaient d’ailleurs souvent les seules personnes un peu sensibles à la protection de la nature, quand les autres jettent les plastiques n’importe où et prélèvent tout ce qu’ils peuvent pour « nourrir » leur famille.

Mais à Cuba, même les profs de plongée chassent les poissons et ne respectent rien! Je l’ai vu de mes propres yeux à Faro Luna, près de Cienfuegos. Le prof de plongée a profité de la sortie en bateau payée (par mon achat de la plongée) pour tuer deux rascasses. Tu m’étonnes qu’il n’y avait pas beaucoup de poissons à voir dans la zone! Quand j’ai parlé avec lui du manque de poissons, il en était très conscient, il m’a dit avec un sourire entendu : »ya les comi » (je les ai déjà mangé).

15 – La salsa est de plus en plus remplacée par le reggaeton

On a l’image de Cuba où tout le monde danse la salsa. C’est de moins en moins vrai. Les jeunes préfèrent le reggaeton, et j’en ai rencontré beaucoup qui ne savaient pas danser la salsa.

Pareil dans les fêtes de villages, je n’ai pas vu beaucoup de salsa.

La salsa existe quand même encore beaucoup, mais est désormais davantage un folklore pour les touristes (école de danse pour étrangers, casas de la musica dans les différentes villes).

16 – Des histoires à dormir debout…

Les Cubains qui chassent l’argent des étrangers sont maîtres dans l’art de la manipulation, ils utilisent beaucoup de techniques qui figurent dans un livre que j’avais lu il y a quelques années : Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens

Je vous conseille sa lecture si vous voulez vous prémunir des manipulateurs en tout genre.

Les principales ruses des arnaqueurs cubains sont les fausses histoires. L’une d’elle m’a marquée car tellement facilement démasquée : un couple de Cubains m’expliquent qu’ils n’ont pas les moyens de donner du lait à leur enfant… tout en fumant des cigarettes et en achetant des cacahuètes au marchand ambulant qui passe.

A la fin de mon séjour, j’avais développé un réflexe malsain : je ne croyais personne, même quand je demandais un renseignement ou un prix, toujours en train d’analyser ce qui pouvait être vrai ou faux dans ce qu’on me disait.

17 – Un des derniers pays où internet est si difficile d’accès

Il est très difficile de se connecter à Cuba. N’espérez pas obtenir un mot de passe wi-fi gratuit si vous mangez dans un restaurant, prenez un verre dans un bar, ou dans votre chambre d’hôtel. Aucun accès non plus dans les casas particulares (chambres d’hôte).

La seule façon de se connecter est de payer environ 7€/heure dans un grand hôtel touristique.

Tout récemment (juillet 2015), des bornes d’accès wi-fi ont été installées dans certaines rues, et des cartes d’accès se vendent à environ 2€/heure. Quel progrès !

Cela dit, je ne vous parle pas de la lenteur du réseau et de la censure des sites…

18 – Des routes surdimensionnées

En sortie de La Havane, vous trouverez des immenses voies rapides à 2 x 4 voies (8 voies en tout donc!) alors qu’il n’y a aucune circulation, vu le nombre restreint de voitures dans le pays.

Un héritage de l’époque soviétique où l’URSS devait financer des infrastructures à Cuba pour je ne sais quelle raison.

19 – La prostitution est interdite … mais omniprésente

Il est interdit à une Cubaine de marcher avec un étranger dans la rue. Si la police l’interroge et qu’elle n’est pas satisfaite de ses réponses, ou que cela fait plusieurs fois qu’elle voit la fille avec des étrangers, la demoiselle peut aller en prison.

Il n’est pas possible pour une Cubaine de rentrer dans un hôtel.

Si vous êtes un homme et allez à Cuba, n’espérez pas faire des rencontres (hors prostitution).

20 – Certains Cubains ont une copine … pour la mettre dans la rue

C’est ce que j’ai appris en discutant avec les filles sur la Malecon (la balade du bord de mer de La Havane) où beaucoup de jeunes viennent « zoner » (je ne vois pas d’autre mot car il n’y a rien à faire de spécial) le soir.

cuba malecon
La fameuse Malecon de La Havane

Toutes les relations (avec les étrangers) sont intéressées, et en creusant un peu la discussion, on s’aperçoit que presque toutes les Cubaines ont déjà des « copains ». Certaines « indépendantes » avouent même que beaucoup de Cubains cherchent des filles comme source complémentaire de revenus (pour les vendre à des étrangers). Et en effet, ce sont souvent des hommes qui proposent des filles aux étrangers.

21 – Les Cubains ont plusieurs copines

Bah oui, pour avoir plus de revenus…

Je plaisante. Tous les Cubains ne vendent pas leurs copines, ce n’est qu’une minorité, heureusement.

Par contre, énormément (tous ceux que j’ai rencontré en fait) ont plusieurs copines.

Une « officielle » (qui ignore l’existence des autres). Et les autres, qui connaissent l’existence de l’officielle (plus pratique pour la logistique et l’emploi du temps).

Ce fonctionnement est en fait assez courant dans les pays latinos. En Colombie, c’était le même topo.

22 – Les jeunes Cubains ont des relations avec des animaux

Enfin, j’ai gardé ce fait choquant pour la fin… Âmes sensibles, quittez la page, couchez les enfants, activez le contrôle parental. Si vous adhérez à l’association de défense des animaux de Brigitte Bardot, quittez la page également.

Lors d’un dîner chez mon ami suisse, installé à La Havane avec sa femme cubaine, son beau-frère, nommé Chichi, un Cubain de 26 ans, nous raconte au détour d’une conversation qu’il a « couché » avec des chèvres lors de son adolescence… Chichi dit cela le plus naturellement du monde, sans aucune gêne, en rigolant.

Je regarde mon ami, et lui demande si c’est une blague. Pas du tout. Il me dit : « Non, c’est comme ça ici. Ils le font et n’ont aucune honte ou gêne d’en parler, même devant leurs copines. C’est complètement naturel ». Et en effet, la copine de Chichi était présente.

Quand je pense qu’en Occident, c’est limite honteux de parler de masturbation dans certaines circonstances familiales… Là on est vraiment dans un autre monde.

Donc voilà : certains jeunes adolescents Cubains, à la campagne, se tapent les animaux de la ferme (pas que des chèvres) et leurs copains tiennent la bête par les cornes pendant l’affaire, paraît-il. Drôle de façon de faire son éducation sexuelle…

Je m’enquiers du sort des autres animaux (vaches, moutons, etc). Réponse : ils y passent aussi.

Ah…

Mon ami avait un chien chez lui, qui passe à ce moment. Je demande : et les chiens? (pourquoi pas après tout).

Ah non, les chiens ont une maladie : la gonorrhée. Ils l’ont tous apparemment. Et du coup, pas les chiens.

Ah…

Les Cubain(e)s entre eux n’utilisent pas de préservatifs, ils ont d’autres priorités pour dépenser leur argent…

Donc vous l’aurez compris, si vous visitez Cuba et voulez quand même tenter une aventure sexuelle, c’est avec 2 capotes, bactéricide, pesticide et fongicide. Désolé pour les adeptes du bio.

Comment réussir votre séjour à Cuba et éviter les arnaques?

Il y a tout de même une certaine atmosphère agréable à Cuba, unique au monde :

Déguster une pina colada (avec du vrai jus d’ananas, du vrai lait de coco et du rhum local) à la terrasse d’un bel hôtel colonial, avec un fond sonore de musiciens locaux, en se laissant envoûter par des danseurs de salsa incroyablement doués ou en regardant passer des belles Chevrolets multicolores vaut le détour.

Mes conseils pour profiter d’un séjour sur l’île de Cuba :

  • Ne restez pas trop longtemps.

  • Ce n’est pas forcément une bonne idée de louer une voiture et de parcourir le pays, car vous allez être confronté à beaucoup d’arnaques sur la route. Un ami de mon ami l’avait fait avec sa famille et ils ont eu une expérience très mitigée.

  • Prenez un séjour tout compris (hôtel all inclusive ou tour organisé)

Je sais, c’est un voyageur en sac à dos qui vous recommande cela, je ne suis habituellement pas du tout pour ce genre de mode de voyage, mais parfois, il faut être pragmatique.

Il y a en particulier de super bons plans pour Cuba depuis le Canada :

Les Canadiens vont beaucoup en vacances à Cuba, mais en hiver. En été, c’est la basse saison, et les tours opérateurs cassent les prix pour les séjours au départ du Canada. J’ai rencontré un couple de français qui avaient obtenu une semaine dans un hôtel all inclusive en bord de mer pour 500€ par personne (tout compris même le vol!) depuis Montréal.

Bon à savoir…

Mais bon, les publicités nous parlent de « Cuba authentique », et on en arrive à la conclusion qu’un complexe hôtelier tout ce qu’il y a de plus artificiel est la meilleure  option…

Alors l’île de Cuba, authentique arnaque?

Réponse plutôt positive, mais tout n’est pas tout blanc ou tout noir… ça se discute.

Dans certains autres pays où le niveau de vie est bas, il peut y avoir une vraie joie de vivre, indépendamment des conditions matérielles. Ici à Cuba, pas vraiment. La joie de vivre est factice et se paie. Dans le fond, les gens sont tristes et envieux.

Être confronté en permanence à des arnaques est pesant, essayer de les éviter est fatigant, en laisser passer certaines (c’est inévitable) est énervant.

Il est très difficile de se faire de vrais amis à Cuba. Y passer trop de temps est limite déshumanisant. En effet, être considéré uniquement comme un sac d’argent ne procure aucune émotion positive.

Je ne veux pas dire que c’est impossible de rencontrer des Cubains sincèrement sympathiques avec les étrangers, mais c’est beaucoup beaucoup plus difficile qu’ailleurs.

Je me suis finalement rabattu (lâchement?) vers le tourisme (plongées, etc) pendant les 2 dernières  semaines (sur 2 mois de séjour) lorsque j’ai découvert la mentalité locale.

Mais il faut savoir que le tourisme, en dehors des bons plans tout compris cités ci-dessus, revient très cher à Cuba. Si vous voulez juste avoir un peu de plage et de soleil, il vaut peut-être mieux aller voir ailleurs…

Ne succombez pas aux message publicitaires et marketing du « Cuba authentique », vous vous éviterez des crises de nerfs, des ennuis,et économiserez de l’argent.

Photo credit : mon ami Mark Bosshard (hé oui, comme je me suis fait voler mon appareil…)

Commentaires

17 COMMENTAIRES

  1. Je n’y suis pas encore mais j’avoue que ton article n’est pas très engageant. J’espère sincèrement vivre une meilleure expérience que la tienne, car on dirait que t’as vraiment détesté. Question, parles tu espagnol ? J’ai lu que c’était beaucoup plus facile de lier des liens avec les cubains si on parle espagnol.
    Capitaine Rémi Articles récents…L’art de demander l’hospitalité – Comment dormir chez l’habitant ?My Profile

    • Oui Rémi, je parle espagnol… bien que j’ai eu du mal avec le dialecte cubain (souvent besoin de faire répéter). Je n’ai pas détesté, c’était… une expérience. Pas très concluante sur le plan humain. Mais sinon, j’ai beaucoup aimé les cocktails, les langoustes, les vieilles voitures Chevrolets, me balader dans La Havane. Bon courage.

  2. Oufff ca contraste beaucoup avec mon expérience d’une simple petite semaine dans ce pays, qui je dois dire m’avais beaucoup plu. Peut-être que si j’étais restée plus longtemps ca aurait été différent, mais j’étais dans des casas particulares dont les gens étaient vraiment gentils et surtout très honnête. J’avais oublié 200US, mon passeport et ma carte de crédit dans ma pochette dans la chambre à la Havane. J’ai réalisé dans le bus me menant à Vinales. Quand on a téléphoné, juste à prononcer notre nom, la dame a dit de ne pas se préoccuper, que tout serait là lorsqu’on passerait les rechercher. Et tout y était. J’avais aussi égarer mon appareil photo (qui était tombé sous le banc du bus dans un tour vers cayo levisa) et le guide avait fait plein d’appel à ma casa particular, au petit commerce où j’étais allée le matin et à l’agence pour voir si il n’y était pas. J’avais vraiment beaucoup aimé leur franchise et leur soucis d’aider. Alors tant mieux si j’en garde une belle expérience 🙂
    Rachel – Blog voyage Découverte Monde Articles récents…Que faire au Cambodge et voir : L’itinéraire de mon voyageMy Profile

    • Salut Rachel, merci pour ton retour. Dans les casas particulares, les gens sont globalement très gentils oui. J’ai eu de bonnes discussions avec les propriétaires, et l’accueil est bon. Il ne faut pas oublier qu’ils vivent bien au-dessus de la moyenne grâce à ce business (qui reste cher pour un voyageur en sac à dos, entre 25 et 30 euros la chambre!), ce serait un comble s’ils n’étaient pas aimables avec les touristes! (le bouche-à-oreille les desservirait vite) D’ailleurs la grande majorité des Cubains sont sympas et honnêtes. C’est l’ambiance des rabatteurs de rue et des relations hommes-femmes (pour un homme étranger) qui est lourde.

  3. Bravo pour ton article, que je vais citer dans mon blog car il reflète complètement mon expérience assez décevante de Cuba, pays que j’ai récemment visité (pour la deuxième fois) durant mon tour du monde de 2 ans. En cliquant sur mon nom tes lecteurs tomberont sur mon article de blog sur Cuba.

  4. C’est bien de donner un avis critique sur cette destination que l’on nous vend comme un paradis alors qu’il s’agit d’une prison à ciel ouvert. J’ai voyagé dans près de 60 pays et Cuba est celui qui m’a laissé le goût le plus amer. Tu en décris très bien les raisons. Et il y en a beaucoup d’autres.

    • C’est probablement mon pire souvenir de voyage en effet… Après, si on se contente d’un court séjour, des cocktails, des vieilles voitures, et du soleil, ça peut être sympa… hum.
      Ce dont il faut bien être conscient à propos des agences de voyage, c’est qu’elles vivent de leurs destinations, elles ne peuvent avoir d’avis objectif et en dire les inconvénients! D’où l’intérêt des blogs de voyage (s’ils ne sont pas trop maqués avec le business du tourisme…)

  5. Attention aux hommes:
    Je viens de me faire largué après une relation de 4 années avec une cubaine… Lors du premier voyage, rencontre avec la famille.Elle me joue le jeux de l’amour fou… 2 ième voyage on parle de projets. Elle me signale que j’économiserais beaucoup en hotel si je lui achetait une maison alors on a partit une construction qui a duré 4 ans et lorsque la maison fut terminé a son gout je me suis fait largué… total de ma perte 20000 cuc J’ai finalement passé seulement un voyage a cette maison car un tourisme ne peut vivre dans une maison en construction… 2 voyages par années durant 4 ans a raison de 5 semaine par an juste pour vous dire qu’ils sont prêt a joué le jeux qu’il faut pour arrivez a leurs fin ! Soyez prudents.
    Pour évité a d’autres hommes de se faire prendre, la femme se nomme Yailet Escalona Silva de la ville de Retrete tout pret de Guardalavaca, Holguin, Cuba. Le piège est au restaurant La Flamboyant en face du Club Amigo Atlantico. Elle sera assis seul et fera des beaux yeux au touriste qui y viendra seul. Ce sera le début d’une grande histoire d’amour dont l’homme fera les frais.

    • Merci Michel pour ce témoignage. Je suis vraiment désolé pour ce qu’il t’est arrivé. Ca ne me surprend qu’à moitié cependant… Il y a aussi beaucoup de femmes qui se laissent prendre au piège des jineteros, séducteurs et bons danseurs. En fait le message d’avertissement s’adresse à tout le monde qui se rend à Cuba, de la petite arnaque à la grande arnaque. C’est plus fréquent dans ce pays qu’ailleurs. Désolé de généraliser un peu mais pour bien analyser une culture, il est nécessaire de généraliser un minimum.

    • J’ai oublié de mentionner un point… A Cuba la loi dit qu’un Cubain ou Cubaine peuvent avoir seulement une seule relation avec un étranger dans leur vie et lorsque vous utilisez des Casa particulars tout est enregistré… Si ils se retrouvent a avoir une relation avec un autre étranger ils tombent sous la loi de la prostitution. Alors souvent les Cubains vont partir à la chasse au meilleur parti pour réussir à soutirer un maximum de leur première relation avec un touriste et après si ils ont réussi comme il se doit, il ont soutiré suffisamment d’argent pour se sécuriser pour plusieurs années et ne se frottent plus aux touristes pour éviter la justice. N’oubliez pas que 1000 CUC = environ 1000 euros = plus de 3 ans de salaire pour un Cubain et toutes les excuses sont bonne pour vous le soutirez.

      • Intéressant… J’ignorais cette loi qui considère comme de la prostitution plus d’une relation avec des étrangers. Les Etats et les religions ont une spécialité à compliquer la vie des gens et les empêcher de vivre épanouis et heureux en introduisant nombre de restrictions / jugements / contraintes de toute sorte sur leur vie privée… Quelle tristesse

  6. J’ ai passé 3 semaines en 2015 à Cuba et je confirme en tous points cette description de Cuba. Tout est intéressé et l’étranger n’est qu’un distributeur vivant de billets .
    Un point que j’ignorais la zoophilie ….Dégoutant. Pauvres animaux…
    Autre point à relever les problèmes de voiries. Les bacs à poubelles qui débordent, infestés de rats en plein centre ville à deux pas des hôtels de luxe, dans les quartiers d’habitation.
    Ceci dit il y a quelques points positifs déjà relevés par tes soins. Tara

  7. Moi ça fait 2 fois que je visite cuba et j’ai jasé (parlé) avec des Quebecquois qui habitent là-bas et tous m’ont confirmé ces faits que vous mentionnez. Cela dit dans un resort vous êtes à l’abri de tout .

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