Voici un peu de poésie contemporaine, dont le thème est centré sur les moyens de transport, ô combien omniprésents en voyage.

Avions, bateaux, trains, voitures sont « le quotidien » du voyageur. Ce sont des pauses plus ou moins longues entre deux découvertes, des traits d’union entre deux tranches de vie.

Certains de ces trajets sont des voyages et aventures en tant que tels, qui apportent leur lot de paysages, de rencontres et souvenirs, comme le fameux train Transsibérien par exemple, ou des croisières en voilier avec escales.

Mais le plus souvent, les transports sont de simples moments de transition avant d’arriver à destination. Ils n’en restent pas moins parfois assez plaisants, cela dépend surtout du moyen utilisé (train, bateau, bus, etc), et de la contrée traversée (pour les paysages).

Pour ma part, d’une manière générale, j’aime bien ces moments, ils me permettent de rêver à ce que je vais trouver en arrivant à destination.

Et vous, quels sont vos moyens de transport préférés? Passons en revue (en poésie) certains d’entre eux, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

Le train

C’est le moyen de transport que je préfère ! On peut s’y adonner à diverses activités tranquillement, sans le mal des transports :

  • lecture,
  • utilisation d’un ordinateur portable (pour le divertissement ou le travail) grâce à la petite table présente,
  • bavardage avec le(la) voisin(e),
  • ou simplement admirer le paysage qui défile.

De plus, c’est souvent assez rapide et sûr.

Voici une poésie moderne sur le train (en acrostiche) :

Trains à vapeur, à crémaillère, à grande vitesse,
Roulis différents pour une même ivresse :
Admiration des paysages qui défilent,
Imbrication des wagons sur une même file,
N‘arrive-t-on pas trop tôt à la prochaine ville..?

Hélas, à part dans les pays bien développés technologiquement, ce mode de transport reste assez rare. Et il est souvent cher (pensez au RailPass en Europe et au Japan Rail Pass au Japon pour amoindrir la note!)

Voici quelques idées de lignes de train mythiques :

  • le Transsibérien (très connu), et le Transmongolien (même ligne qui bifurque)
  • l’Orient-Express de Paris à Istanbul
  • la ligne de Fianarantsoa à Manakara à Madagascar (je l’ai faite en 2010 et elle vaut ses 15 heures de trajet!)
  • en Thailande, la ligne reliant le sud au nord,
  • le train reliant l’est de la Chine au Tibet (c’est dans ma liste)
  • les trains des glaciers en Suisse que je connais bien (la ligne entre Montreux et Gstaad et celle vers Zermatt)
  • l’Ecosse, avec ses bords de mer, ses lacs et collines.
  • Norvège : la ligne Oslo – Bergen avec vue sur les fjords
  • la Roumanie, à travers la Transylvanie et la Moldavie

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L’avion

Passage obligé pour la plupart des voyageurs, l’avion est le moyen de transport le plus sûr, ne l’oublions pas (on aurait tendance à être bêtement influencé par la médiatisation des catastrophes).

En fait le côté pénible de l’avion vient de toutes les tracasseries de l’aéroport (attentes, douanes, contrôles de sécurité, trajet entre l’aéroport et le centre-ville). A part cela, il est rapide et peu cher par rapport à la distance parcourue.

J’aime bien les longs courriers, cela me donne l’occasion de regarder des films que je n’aurais pas vu sinon.

Poésie moderne en acrostiche (poème dont les premières lettres de chaque vers forment un mot) avec le terme « avion » :

Alliant rapidité et sécurité, tu m’as fait m’envoler
Vers tant d’aventures et de rêves éveillés.
Îles paradisiaques, villes et cultures enivrantes,
Où tout est possible, et la vie plus intense.
Neige, soleil et bien plus, à portée des vacances.

Il faut reconnaître que pour le voyageur l’avion est une invention absolument géniale car c’est le passeport le plus simple vers des destinations très éloignées qui ne seraient quasiment pas accessibles sinon!

Inconvénient : il n’est pas possible de voir les contrées traversées.

La voiture

Je suis assez négatif à propos de l’hégémonie de la voiture, comme vous pouvez le constater avec ce poème contemporain en acrostiche :

Vivement qu’arrive ton heure, engin de malheur,
Otage de tes routes et de tant de laideur,
Ici et ailleurs, ton hégémonie fait peur
Tu détruis les paysages, le pittoresque meurt
Urgence il y a à voir la technologie
Révolutionner le transport et ramener l’envie
Encore un peu de patience…ton emprise faiblit

Les nuisances sont tout de même importantes : destruction du paysage, pollution, bruit, sans compter les risques d’accident.

poésie contemporaine

La voiture est surtout à bannir (ou à améliorer) dans les villes. J’ai visité Tokyo pendant 10 jours en mars 2016 et je peux vous dire que c’est un vrai plaisir de se promener dans cette mégalopole car tout le monde prend le train, le métro ou le vélo. Il n’y a que des taxis dans les rues et cela donne à la ville une atmosphère très « provinciale » et calme.

Pour ma part, je n’ai jamais possédé de voiture car cela engendre trop de frais (assurances, réparation, etc) et de tracas (place de parking) qui en font un boulet, surtout en ville.

Cela dit, j’aime bien en louer parfois car il faut reconnaître que la voiture apporte un sentiment de liberté : on s’arrête quand on veut, on peut explorer des routes hors des sentiers battus.

Mais pour cela, un voyage en moto ou mieux, en vélo est encore plus approprié…

Le vélo

poèmes modernesLe vélo, mode de transport lent, sportif et respectueux de l’environnement, se prête bien à la poésie moderne :

Vivre la vie au rythme des pignons
Explorer et se perdre le nez dans le guidon
Libre, je choisis les chemins et sentiers
Ornés de la nature et de toutes ses beautés

L’avantage avec le vélo est qu’on peut se faufiler entre les voitures en ville et prendre des raccourcis..

Et en campagne, on peut aller sur de petites routes (voire chemins) non fréquentées.

De plus, le coût est très faible ! Et cela entretient la forme…

Le camion

Il est assez rare de voyager en camion… Un endroit où il est possible de le faire est sur la Panaméricaine, au Chili.

Les chauffeurs routiers prennent en effet volontiers des voyageurs en stop, car cela leur permet d’avoir une distraction sur cette longue route monotone (mais néanmoins superbe) et de ne pas s’assoupir.

Cadeau inespéré, tu m’as pris en stop
A un moment où le moral n’était pas au top.
Même si le voyage était lent et poussif,
Isolé, protégé par un blindage massif,
On a roulé notre bosse sur la Panaméricaine
N‘écoutant que les envies d’une vie libre et sereine.

Poésie moderne sur le navire

poésie francaise moderneNaviguer, dériver, flotter puis couler,
Ainsi se résume ta grande destinée.
Virer de bord, hisser la voile, prendre le près,
Itération de manoeuvres, de gestes optimisés
Rallier la protection du port à la nuit tombée,
Et s’endormir, bercé par le flot des marées…

Le poème contemporain ci-dessus décrit l’atmosphère du voyage en voilier, qui présente l’avantage d’allier maison, transport, et liberté!

Ceci dit, ce mode de nomadisme est réservé à un petit nombre de personnes, car cela nécessite de bonnes connaissances de la navigation.

Prendre un ferry est plus facile et accessible, voici quelques endroits où le transport en ferry prend tout son sens et est plaisant :

  • sur le Lac Léman, entre la Suisse et la France, entouré par les Alpes et le Jura,
  • cabotage le long des côtes et fjords de Norvège,
  • j’ai un excellent souvenir du ferry entre Helsinki et Tallinn, car le bateau possède d’immenses baies vitrées,
  • les Philippines se prêtent particulièrement bien au voyage en ferry, les nombreuses îles ne sont pas trop éloignées entre elles… Prévoir quand même de longues heures de trajet, mais il est possible de dormir sur ces ferrys. Voici un coucher de soleil que j’ai pris en photo lors d’un trajets entre l’île de Mindanao et Cebu :

poésie moderne et contemporaine

Le métro

Le métro, lorsqu’il est présent dans les villes modernes, est quand même bien pratique car peu cher et fiable.

Mais dans la vie quotidienne (parisienne notamment)…. c’est une autre histoire :

Même bondé aux heures creuses
Étouffant sous une ville crasseuse
Tu trimballes ta bruyante carcasse
Respiration rauque, puante, dégueulasse,
Ô que j’ai hâte, Paris je me casse!

Celui de Paris, même s’il a un certain charme dû à sa vétusté, est particulièrement pénible avec ses nombreux escaliers et couloirs qui sentent mauvais.

De ce fait, découvrir la ville à pied est une alternative bien plus agréable. Paris fait partie des rares grandes villes dans le monde où le piéton a sa place et où flâner réserve beaucoup de bonnes surprises.

Voilà ce petit tour d’horizon (non exhaustif) des moyens de transport en poésie moderne est maintenant terminé!

Si vous avez des idées de trajet particulièrement agréables (en bus, train, voiture ou ferry), n’hésitez pas à les partager ci-dessous en commentaires.

De même, cela m’intéresse de connaître votre mode de transport préféré…

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