L’homme n’a pas encore réussi à dépasser la nature en terme de création esthétique… Voici un petit recueil de poèmes sur la nature, sans prétention, qui sont inspirés par diverses observations (ou plutôt devais-je dire « contemplations ») lors de mes voyages.

La nature a créé les fruits … et les moyens d’y accéder?

N’est-ce pas toujours particulièrement frustrant de voir un grand cerisier plein de belles cerises bien mûres et juteuses mais de ne pouvoir accéder qu’à une minorité d’entre elles…? Même avec une échelle, pas évident d’atteindre les plus hautes et éloignées!

Poème sur la nature : acrostiche avec le fruit « cerise »

Celle dans l’arbre tout en haut est toujours la meilleure
Exposé au maximum de soleil et chaleur
Rageant de ne pouvoir y accéder
Insistant, aiguisant mon esprit affamé,
Surpassant la nature par ma technologie
j’Envoie un drone pour capter mon envie

L’oiseau, lui n’a pas ce problème et peut atteindre toutes les cerises qu’il veut. Il a une totale liberté de mouvement en 3 dimensions… Quelle chance!

Poème sur la nature en acrostiche avec le mot « oiseau » :

Oisif vol plané
Insolente liberté
Silencieuse sérénité
Envol dans la brume
Accrochant un bout de Lune
d’Un bruissement de plumes

poeme sur la nature

Poésie sur la nature sur le thème de la forêt

Il y a difficilement plus agréable et ressourçant qu’une balade en forêt, royaume de la nature par excellence. L’effet protecteur de sa canopée est rassurant, l’odeur de ses fleurs au printemps est enivrante, et le mystère de toute cette vie foisonnante, en partie visible, en partie cachée, est fascinant.

Poème nature avec le mot : Forêt

Fille de la Terre, de l’Air et de l’Eau
Ondes rafraîchissantes coulent dans tes ruisseaux.
Rennes, bouquetins, castors, orignaux,
Entrent en ton sein, y trouvent le repos.
Trouvons la parade contre tes bourreaux!

Vous pouvez télécharger mon guide pour apprendre à écrire de la poésie ici.

Acrostiche : Tronc

Tu puises ta force de tes profondes racines,
Résistant à tout, de la base à la cime:
Ornant les forêts de piliers centenaires,
N‘accepte pas ton destin de meuble à poussière,
Continue ton combat pour un monde plus vert.

Poème sur la nature en acrostiche : Cocotier

Un peu plus exotique, le cocotier évoque immédiatement le voyage dans de lointaines contrées où les soucis se dissipent aussi vite que l’eau ne s’évapore au contact d’un soleil radieux.

poeme nature

Chaque endroit où tu apparais évoque le rêve
Ô combien attendu après un si long voyage
Chaque noix que tu lâches pour Adam et Eve
Offre à leur vie une gourmande page.
« Tiens, abreuve-toi de ce lait riche et complet,
Il renforce ton corps et ses capacités »
Étonnamment frais par cette chaleur tropicale,
Rien d’autre sur Terre ne vaut ce régal.

La poésie sur la nature ne va pas sauver le monde aha

Merci de votre attention à ma modeste contribution poétique à la cause environnementale 🙂

Qui est par ailleurs une cause perdue.
Cela, je m’en suis rendu compte en voyageant à travers le monde.

La (relative) conscience de l’opinion publique sur la protection de l’environnement est une conception purement occidentale, voire européenne (l’Europe est bien en avance sur l’Australie ou les Etats-Unis sur ce sujet)

Le reste du monde n’en a strictement rien à foutre. Je parle en tendance générale évidemment : pour bien analyser, il faut toujours généraliser, car on peut trouver des exceptions (et donc oppositions) à tout sinon.
Les exceptions ici seraient quelques initiatives isolées (permaculture en Amérique du Sud, profs de plongée locaux qui ramassent des déchets dans l’eau, etc) mais bien trop marginales pour avoir un quelconque impact (et surtout elles ne sont pas soutenues par les décideurs politiques locaux)

Les médias occidentaux ne relaient pas tout ce qui se passe ailleurs dans le monde sur le sujet de l’environnement (ce n’est pas un sujet vendeur). Quelques exemples?

  • des feux de forêt vierge dévastateurs chaque année en Indonésie qui détruisent des millions d’hectares pour l’agriculture
  • un expatrié Italien qui se fait tuer lui, sa femme, et leur petite fille de 3 ans aux Philippines, à Palawan, juste parce qu’il voulait protéger les récifs de coraux et militait pour l’interdiction de la pêche à la dynamite
  • des locaux qui jettent allégrement tous les déchets plastiques qu’ils utilisent (bouteilles, emballages de nourriture) par la fenêtre des bus, transformant les contrées traversées en dépotoirs.
  • des magasins d’ailerons de requins qui ont pignon sur rue en Asie : j’en ai moi-même vu un avec des centaines d’ailerons à la vente à Kota Kinabalu en Malaisie
  • des « parcs nationaux » (un prétexte pour faire payer un droit d’entrée aux bonnes poires de touristes, mais souvent aucunement protégés)  qui se font dévorer car des routes sont construites à proximité et des gens s’installent le long des routes et viennent faire leurs activités (construction, agriculture) à l’intérieur des limites du parc (exemple : Amboro en Bolivie)

Et ce ne sont que des exemples…

D’un point de vue environnemental, le « développement » empire davantage les choses qu’il ne les arrange pour des raisons de corruption (des politiques et décideurs), de culture (le facteur culturel est très important dans la progression d’une société, certaines mentalités sont plus respectueuses que d’autres), d’éducation (et on ne peut pas éduquer tout le monde sur tous les sujets, un brillant avocat peut difficilement avoir une rigueur scientifique).

Bref, le moment où il ne restera plus sur Terre que des espèces animales « utiles » à l’homme (poulet, chèvres, vaches, etc) et domestiques (chien, chat, etc) n’est pas si loin. Avec quelques spécimens d’autres animaux dans des zoos car leur habitat naturel aura été détruit.

Ce n’est pas du pessimisme, c’est un constat, que je préférerais ne pas faire.

Au-delà des comportements, c’est la surpopulation qui est la problème de fond et fait pression petit à petit sur l’environnement.

C’est pourquoi le premier et plus important geste écologique que vous pouvez faire est : NE PAS AVOIR D’ENFANTS, ou militer pour la contraception. C’est un geste très égoïste d’avoir un enfant, il faut le réaliser (loin de moi l’idée de vous en dissuader cependant, je ne suis pas là pour donner des leçons).
Votre enfant, même s’il est bien « éduqué » sur ces questions environnementales va de tout façon avoir un impact important (transports, consommation, etc) bien plus par exemple que l’enfant d’une tribu indienne qui mange dans des feuilles de bananes biodégradables, ne se déplace qu’à pied et prélève dans la nature juste ce qu’il lui faut.

Je sais que cela choque les gens qui ont leurs certitudes bien ancrées : religieuses, économiques (il faut faire des enfants pour que la pyramide des âges soit bonne pour payer les retraites! hum…), etc.

Mais introduisez un peu de doute et de recul dans vos croyances bien établies…

L’humanité donne toutes les indications d’aller droit dans le mur…en accélérant.

Mais chhhut, il vaut mieux se voiler la face et continuer à croire en des modèles religieux ou économiques anachroniques et dépassés face aux enjeux…

Cela me rappelle une citation du film « The Big Short » :

« La vérité, c’est comme la poésie, et la plupart des gens détestent la poésie. » 🙂

Votre avis m’intéresse, si vous avez une remarque ou question, ou que la poésie sur la nature vous intéresse, vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous.

Et si l’envie de vous mettre à la poésie vous vient, téléchargez mon guide ici.

 

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