Ce sont ces petites choses simples qui font plaisir dans le monde du blogging : une nomination au Liebster Award est un signe d’intérêt d’un autre blogueur et créée un lien inter-blog.

Ci-dessous, vous pourrez lire mon interview par les 2 blogs suivants :

  • Rêves et Sac à Dos : Karine et Audrey
  • Le Monde à Deux : Aline et Guillaume

Nomination Liebstar Award de la part du blog Rêves et Sac à Dos

C’est donc avec grand plaisir que je réponds aux questions qui m’ont été posées par Karine et Audrey du blog Rêves et Sac à Dos. Allez leur rendre visite, elles nous révèlent, à travers des interviews, les rêves des enfants qu’elles ont rencontrés lors de leur long périple autour du monde!

Leur projet me parle beaucoup car en voyageant actuellement (depuis 2 ans maintenant), je réalise … mon rêve d’enfant!

Ta définition du voyage, en quelques mots, quelques lignes ou quelques pages ?

Pour moi, le voyage, c’est avant tout explorer (je crois que j’ai des gènes d’explorateur ;-), rencontrer, et vivre plus intensément.

Ma citation :

“Ce n’est pas tant de mourir dont j’ai peur, mais de ne pas vivre”

Gaël Deballe

(hé oui elle est de moi 😉

Voyager, pour moi, c’est vivre, tout simplement.

Qu’est ce qui te rend heureux ?

Être libre de mon temps et pouvoir profiter à fonds des petits moments simples de la vie : une baignade en fin de journée, le spectacle d’un coucher de soleil, des enfants qui jouent sur une plage, le parfum d’une fleur exotique (ou d’une femme ;-), une odeur de café au lever suivi d’un petit-déjeuner avec des personnes chères, cuisiner avec quelqu’un, danser la salsa en oubliant la théorie et en sentant la musique, la préparation de mon prochain voyage, être en apesanteur sous l’eau lors d’une plongée, etc

Qu’est ce qui te rend triste ?

Une chose me rend vraiment triste en voyage : quand je voyage en bus avec les locaux et que je les vois jeter leurs détritus plastiques par les fenêtres, dans la nature, souvent superbe par ailleurs. Les déchets s’accumulent le long des routes, pour le très long terme, et cela ne les gêne pas le moins du monde. J’ai beau être témoin (et donc habitué) de ce comportement dans presque tous les pays en développement, j’ai toujours du mal à le comprendre.

Un mot qui rime avec voyage?

Eclairage.

Le voyage apporte un éclairage réel (et pas biaisé et filtré par les médias) sur le monde dans lequel on vit.

Cet éclairage nouveau et complexe est quasiment indispensable pour celui qui veut essayer de comprendre l’humanité et prendre du recul.

Je préciserais qu’il ne faut pas seulement voyager géographiquement, il faut aussi voyager à travers l’Histoire, s’instruire et s’intéresser aux choses du passé. Car pour appréhender correctement une culture, il faut connaître les événements passés qui l’ont construite.

Quand j’entends les critiques et jugements rapides de personnes qui n’ont pas ces éclairages du voyage historique et géographique, je leur accorde moins de crédit.

Une rencontre ou une histoire marquante lors d’un voyage?

J’ai eu l’honneur de rencontrer un moine bouddhiste (anglophone) de 82 ans dans un temple (secret) en Thaïlande. Il m’a livré ses secrets de méditation et (une partie de) sa sagesse, que j’essaie modestement d’appliquer au jour le jour pour être plus heureux.

Une rencontre inoubliable et qui a changé ma vision de la vie.

Un livre à nous conseiller?

La marche dans le ciel, d’Alexandre Poussin et Sylvain Tesson. Une randonnée à pied de 2 amis à travers l’Himalaya : 5000 kms d’Est en Ouest, 121 kms de dénivelé cumulé positif (!), en 6 mois, avec un simple sac à dos de 5 kilos, en comptant simplement sur l’hospitalité des habitants pour la nourriture et le logis. Une incroyable aventure moderne.

Latitude zéro, de Mike Horn : un tour du monde au premier sens du terme, seul, en suivant la ligne de l’Equateur. Un sacré tour de force.

La pire ou la meilleure surprise culinaire?

Un soir à Manille où j’ai goûté au balut, un oeuf de canne fécondé de 18 semaines. On mange en fait un poussin mort, cuit dans son jus. Les Philippins en raffolent! C’est mon expérience culinaire la plus marquante, je ne faisais vraiment pas le fier.

Un endroit où tu n’es pas allé et qui te fait rêver?

Etant un grand fan de plongée, la Polynésie Française me fait vraiment rêver.

De même que Rajah Ampat, en Indonésie.

J’aimerais bien aussi suivre les traces de mon amie Maluna en Papouasie Nouvelle Guinée, dans les îles Trobiand.

La chose la plus folle que tu aies faite en voyage?

Ma première tentative d’ascension d’un sommet de plus de 6000m : je n’ai pas choisi le plus facile (6348m), je suis parti seul, uniquement accompagné d’un guide, expérimenté certes, mais sans porteurs et donc avec un sac de 25 kgs. J’ai échoué bien entendu. Mais cela en fait une histoire intéressante.

Thé ou Café?

Héhé, café bien-sûr! Mon blog s’appelle Café du voyage 😉

J’ai d’ailleurs eu l’occasion de goûter au “meilleur café du monde” (en tout cas le plus cher) lors de mon séjour à Bali : le fameux café civette. Les grains sont ingérés par un animal, appelé civette, mais pas digérés par celui-ci. Le résultat fécal est séché puis torréfié. Comme le processus est un peu compliqué et la saveur particulière, ce café est le plus cher du monde (par exemple : 5€ la tasse chez le producteur à Bali, 10€ la tasse dans un café classe à Jakarta).

Quel est ton rêve?

Voyager sur d’autres planètes…

Mais avant tout, que tous les êtres humains se rendent compte de la beauté incroyable de celle-ci, et trouvent le moyen et l’envie de la préserver (diversité des espèces, paysages, etc)

Au rythme où vont les choses, j’ai bien peur que cela ne reste qu’un rêve…

Nomination Liebstar Award de la part du blog Le Monde à Deux

Un grand merci à Aline et Guillaume du blog Le Monde à Deux. Allez leur rendre visite, ils ont réalisé leur rêve de grand voyage sans retour et ont tout plaqué pour partir sur les routes de manière sobre, enthousiaste, et généreuse.

Voici leurs questions :

Le plat que tu as préféré et dans quel pays ?

Le Ceviche au Chili, et sa variante aux Philippines, le Kinilaw :

poisson cru mariné dans du jus de citron, accompagné d’oignons, de tomates, et éventuellement de piments.

Un petit plus en Amérique du Sud car il est accompagné de maïs grillé, qui donne un côté croquant.

Sinon, ces deux variantes se marient parfaitement avec du riz.

Quelle est la chose la plus dure pour toi en voyage ?

Dans le voyage en général, rien n’est vraiment dur pour moi. J’ai une grande capacité d’adaptation au confort, une certaine aptitude au bonheur (je n’ai pas d’échecs, mais que des expériences) et les possibilités de communication moderne permettent de rester en contact avec les proches.

Cela ne veut pas dire que je n’ai pas de moments difficiles, mais ceux-ci ont davantage leurs sources dans une mauvaise intégration de ma part dans la culture locale (et donc des relations humaines décevantes) que dans des caractéristiques inhérentes au voyage (avec un grand V).

As-tu déjà eu des coups de blues et envie de rentrer ?

Oui, surtout en voyageant seul, cela arrive. Je suis souvent complètement en dehors de ma zone de confort, ce qui peut être magique, mais ce qui peut parfois aussi être éprouvant.

La dernière fois, c’était à Cuba. Il a été très difficile pour moi de m’y faire des amis, pour plusieurs raisons (rapport des locaux aux étrangers et à leur argent, barrière de la langue du dialecte cubain, etc). Et comme je suis resté 1 mois et demi à La Havane (en mode sédentaire, on ne peut pas s’échapper et continuer sa route quand cela ne nous plaît pas), le temps m’a semblé un peu long (surtout sans internet, très peu accessible sur l’île). Heureusement qu’il y avait les cours de salsa!

Si tu as un téléphone, quelle est l’application smartphone qui vous sert le plus ?

C’est Whatsapp, et de loin. Echanger des messages, des photos, des videos, et même des appels avec mes proches, d’autres voyageurs, ou des locaux, tout cela gratuitement, c’est vraiment top!

Les pires toilettes que vous avez testé ?

Au Burkina Faso, les toilettes publiques du village Oumnoghin où j’ai vécu. J’ai renoncé.

Quelle a été votre plus belle vue ?

Le lever du soleil sur le Salar d’Uyuni, depuis l’île aux cactus d’Incahuasi. Ce que je vais raconter va vous paraître cul cul la praline : les quelques compagnons de voyage rencontrés pendant ce tour (une Française, des Français et un Argentin) et moi-même en avons eu les larmes aux yeux. On se prenait dans nos bras, sans dire un mot.

C’était très spécial. C’est le souvenir de paysage le plus marquant pour moi car il était associé à des émotions et un partage.

Quel est le plus bel échange que vous avez eu avec un local ?

A Madagascar, Jean-Pierre, un local de 40 ans, m’a emmené faire le tour d’Antananarivo avec sa moto, m’a conseillé sur la qualité de la vanille (que je souhaitais rapporté), m’a expliqué des bribes de culture locale, m’a fait écouter sa musique, sans rien attendre en retour. Ce n’était pas feint, et vraiment, il n’attendait rien. C’est deux jours plus tard que je lui ai donné tout l’argent qu’il me restait car je quittais le pays.

Quel a été votre moment le plus gênant ?

Sur une petite île des Philippines, Apo Island, je me suis retrouvé dans une chambre d’hôte très sommaire (chambre à 2,60 €!) car tout était complet à la période de Noël. Je me suis aperçu (trop tard) qu’il n’y avait pas de papier toilettes, uniquement une réserve d’eau…

Quelle est la chose que vous avez fait en voyage dont vous êtes le plus fier ?

Sportivement et physiquement parlant, c’est l’ascension du Huayna Potosi (6088m) en Bolivie. Un grand souvenir. J’ajouterais aussi, au-delà de la difficulté physique, ma victoire sur le vertige 🙂

Sur le plan humain, c’est l’aide à la construction de quelques infrastructures (salle de classe, dispensaire) dans un village du Burkina Faso et le partage avec les habitants.

Quelle est l’erreur que vous ne referez plus ?

Partir seul trop longtemps. Le voyage seul est vraiment génial. Mais pour ma part, une durée de 3/4 mois est un maximum.

Les 3 plus belles photos que vous avez faites en voyage?

Sur Apo Island, un coucher de soleil violet extraordinaire avec les ombres d’un bateau et de personnes en débarquant au premier plan. Vous pouvez la voir à la fin de cet article.

Au sommet d’une immense dune dans le désert de Gobi en Mongolie. Au loin, l’immensité minérale, sans aucune construction humaine, le premier plan décoré par les ondulations soyeuses des autres dunes. Un coucher du soleil qui restera gravé dans ma mémoire.